La Résidence de Kalorama

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Il n'y a aucune raison pour que la procédure dont je suis le témoin attristé depuis mon arrivée aux États-Unis ne se renouvelle pas indéfiniment. Je considère le projet de construction de la nouvelle ambassade comme mort ou du moins enterré. […] Il est triste de penser que M. Rockfeller a restauré Versailles, Reims et Fontainebleau et que nous ne trouvons pas nous-même en état d'assurer une résidence stable au représentant de la France dans le pays de Washington. 

L'ambassadeur Paul Claudel à son ministre de tutelle Aristide Briand, 1930.
 

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Jean FOUACE

Jean Fouace est conservateur en chef au Mobilier national. Il a exercé de 1982 à 1998 des fonctions au ministère de la Culture et de la Communication, au sein du service de la restauration de la Direction des musées de France ainsi qu'au Fonds national d'art contemporain.

De 1998 à 2006, chargé de mission à la mission du patrimoine du ministère des Affaires étrangères et européennes, il a participé à plusieurs publications collectives sur l'histoire des ambassades de France. Il a notamment réalisé une étude intitulée "La décoration de l'ambassade de France à Ottawa : du projet de l'architecte Eugène Beaudouin en 1936 aux aménagements du Mobilier national dans les années cinquante", publiée en 2006 dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français.

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Fiche technique

Date de parution
janvier 2009
Langues
français - anglais
Nombre de pages
176
Nombre d'illustrations
155
Format
235 x 300 mm
Reliure
couverture rigide et jaquette en coffret
ISBN
978-2-9534330-1-2
Poids
1,85 Kg
Prix
€49

La résidence du 1221 Kalorama Road a été acquise par la France en 1936. Paradoxalement, le choix du Quai d’Orsay s’arrêta sur un édifice de style néo-Tudor. Cela n’alla pas sans résistance, nombreux étant ceux qui auraient souhaité une résidence de « pur style français » qui, comme l’écrivait Paul Claudel en 1927, aurait fait « honneur à la France et constitué une réclame artistique comparable à celle des paquebots L’Île de France et le Normandie ».

Si cette demeure reproduit le plan d’un manoir anglais, elle est cependant bien l’œuvre d’un architecte d’origine française, Jules-Henri de Sibour (1872-1938). L’aménagement intérieur a progressivement évolué grâce aux efforts successifs des ambassadeurs et tout y rappelle désormais la France. C’est dans ce nouveau décor que le président Auriol a reçu le président Truman en mars 1951 et que tous les présidents de la cinquième République accueillirent ensuite leurs homologues américains.

Le drapeau tricolore flotte sur la façade de la résidence de France depuis plus de trois quarts de siècle : lieu d’accueil et de convivialité, mais surtout lieu symbolique de la force des liens qui unissent la France et les États-Unis. Car les portes de la résidence sont grandes ouvertes à tous, aux Français qui se rendent à Washington mais aussi à tous les amis américains de la France.

Cet ouvrage sans précédent, réalisé grâce aux Éditions Internationales du Patrimoine, témoigne à sa manière de la force des relations franco-américaines. Que tous ceux qui ont déjà pu visiter Washington, ou envisagent de le faire, trouvent dans ce livre matière à satisfaire leur légitime curiosité sur ce lieu.

Pierre Vimont
Ambassadeur de France aux États-Unis d’Amérique (2007-2010)