La Villa des Oliviers

55,92 €

On m’avait parlé de son « charme » ; on n’avait rien exagéré.

André Gide, après un dîner à la villa des Oliviers le 26 juin 1943.

 

 

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Quantité

Anne-Sophie FRIES-THÉBAUT

Pierre GOMBERT

Omar HACHI

Marianne MÉTAIS

Formée en sciences politiques et en histoire de l’art et de l’architecture du XIXe siècle, Marianne Métais est, depuis 2011, chef du secteur du patrimoine du minis-tère des Affaires étrangères, au sein du Bureau du patrimoine et de la décoration. Elle est responsable de la collection d’œuvres d’art et de mobilier des postes diplomatiques et de l’hôtel du ministre des Affaires étrangères. Elle a précédemment travaillé au musée Rodin, à la coordination des expositions, et au service de l’inventaire du Conseil régional de Bourgogne.

Ses travaux ont porté sur les néo-styles, notamment le style néo-Renaissance au château de Sully, en Bourgogne. Elle a participé aux ouvrages sur les résidences de France à Alger (2016) et Washington (2018) parus aux Éditions internationales du Patrimoine.

Fiche technique

Reliure
rigide et coffret illustré
ISBN
979-10-90756-12-0
Poids
2,280 Kg
Date de parution
décembre 2016
Langues
français
Nombre de pages
256
Nombre d'illustrations
175
Format
240 mm x 310 mm240 mm x 310 mm

Franchir le seuil de la résidence des Oliviers, c’est entrer dans l’histoire. L’histoire de France, l’histoire de l’Algérie, l’histoire de la relation franco-algérienne.

Mentionné pour la première fois au tout début du XIX e siècle, cet édifice de la période ottomane, de style arabo-islamique, est de proportions raisonnables. Niché dans un parc aux essences méditerranéennes, il offre une vue panoramique exceptionnelle de la baie d’Alger jusqu’aux montagnes du Djurjura qui dominent la plaine de la Mitidja. Cette belle et agréable demeure privée doit son nom à la famille Olivier qui en fut propriétaire de 1881 à 1906. Elle fut acquise par le gouvernement général de l’Algérie en 1938 et elle accueillit, dès 1940, de hautes personnalités comme le général Weygand, puis le général Juin, commandant en chef des forces armées en Afrique du Nord. Arrivant de Londres, le général de Gaulle s’y installa en mai 1943 et fonda à Alger le Comité français de Libération nationale (CFLN). Depuis cette villa où résonnent encore les pas du général de Gaulle, Alger, capitale de la France libre, joua un rôle majeur dans la libération de la France. 

 

Au lendemain des souffrances de la guerre d’Algérie et de l’indépendance de ce pays, le général de Gaulle obtint du président du Conseil des ministres de la nouvelle République algérienne, démocratique et populaire, Ahmed Ben Bella, que la résidence des Oliviers, à laquelle il était profondément attaché, puisse devenir la résidence de l’ambassadeur de France. Jean-Marcel  Jeanneney, ancien ministre et premier ambassadeur à Alger s’y installa dès juillet 1962. Depuis cette date, vingt-et-un ambassadeurs ont contribué à faire vivre ce partenariat égal à nul autre en utilisant cette résidence historique comme espace vivant d’échanges, de négociation, de travail mais aussi comme lieu de réception et de rayonnement. 

 

La résidence des Oliviers connut à plusieurs reprises depuis 1963 des travaux d’extension et d’embellissement. En 2016, les pièces de réception ont été réaménagées avec talent par la division du Patrimoine et de la Décoration du ministère des Affaires étrangères et du Développement international dans un esprit plus contemporain qui fait la part belle aux jeunes créateurs français, dans le respect du style oriental de la maison et des savoir-faire traditionnels.

 



Cette résidence, par sa charge historique, son architecture originale et sa situation géographique justifiait que l’on y consacrât un livre de prestige, que je vous invite maintenant à découvrir.

 



Bernard Émié
Ambassadeur, haut représentant de la République française en Algérie

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